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Généralipour Yann Elies , mis à
l'eau le 20 avril 2007
Hugo Boss pour Alex Thompson, première
navigation le 16 juillet 2007
Britair pour Armel Le Cleach, mis à l'eau le 18 juillet 2007
Générali et Britair sont
construits chez Multiplast, à Vannes, notre voisin, sous
la direction de Gilles Ollier.
Hugo Boss est construit chez Neville Hutton, en Angleterre, sous
la direction de Jason Carrington.
Il y a 18 ans, notre premier 60 pieds Generali
Concorde s'alignait au départ du premier Vendée Globe
Challenge skippé par Alain Gautier. Le bateau était
RADICAL, déjà 5.85 m de large, en aluminium, pont
plat quasi désertique, mat carbone, quille à bulbe
et ballasts latéraux, le tout pour 13 tonnes.
Après :
- 4 victoires sur 5 Vendée Globe courus,
- 25 participations et 20 bateaux à l'arrivée,
après GENERALI à Yann Eliès
et HUGO BOSS à Alex Thomson, BRITAIR est le dix-septième
60 pieds IMOCA conçu pour le Vendée Globe par le cabinet
d'architectes finot-conq.
Aujourd’hui, tout est en carbone ou en
nid d'abeille sauf le bulbe, en plomb, et quelques pièces
en inox haute résistance ou en titane. La largeur est toujours
importante (non dévoilée), la quille bascule à
plus de 40°, les ballasts sont encore plus volumineux. Le poids
est inférieur à 9 tonnes.
Des recherches en bassin de carènes
et en mécanique des fluides numérique.
Un budget conséquent commun aux 3 bateaux a été
consacré à des essais en bassin de carène,
à des calculs hydrodynamiques et des études météorologiques.
Ces études ont permis de visualiser et de quantifier des
phénomènes et des comportements dynamiques et de franchir
une nouvelle étape dans la conception de ces bateaux . Fort
intéressés par ces résultats, nous continuons
d’ailleurs les recherches sur le planing avec Jérémie
Raymond (école Centrale de Nantes) et ses essais au bassin
des carènes de Nantes, sous la direction de Jean Michel Kobus.
Une unité de lieu
Un travail important en liaison étroite
avec les équipes de chaque bateau installées pour
deux d’entre elles (GENERALI, BRITAIR) dans le chantier Multiplast
à proximité immédiate de nos bureaux a permis
un suivi dans le détail sans précédent. HUGO
BOSS a, quant à lui, été construit à
Lymington (Royaume-Uni) chez Neville Hutton par Jason Carrington,
et sa structure a été conçue en collaboration
avec Paolo Manganelli (SP technologies). Paolo a déjà
travaillé avec nous en mettant au point un système
de mesure des efforts supportés par le bateau dans la mer
en 1999.
photos©
b.stichelbaut : www.stichelbaut.com
Des caractéristiques impressionnantes
Les progrès réalisés dans
tous les domaines ont permis de définir une architecture
(formes, équilibre, masses et centre de gravité) aux
caractéristiques très nettement supérieures
en termes de puissance mais encore plus dans le rapport poids/puissance
qui s’est amélioré de plus de 30% !
Un bouchain dans la coque
Pourquoi un bouchain ?
Ce n’est pas une volonté de départ mais plutôt
le moyen de ne pas trop payer en poids de bulbe l’élargissement
de la carène. En effet les règles IMOCA imposent un
angle minimum de chavirage (127.5°), qui a pour conséquence
de relier la largeur du bateau au poids de son bulbe. Il s’agit
donc de retirer d’une carène large un volume qui ne
sert pas souvent pour rester léger.
Des appendices optimisés
Légèrement plus épaisse
et plus grande qu’une quille en acier, la quille en carbone
qui équipe nos trois nouveaux 60 pieds est aussi 400 kg plus
légère ! Dans nos simulations, cette différence
de masse l’emporte largement sur la différence de traînée,
grâce à une disposition des appendices innovante. Son
noyau en fibre très haute résistance et son caisson
de torsion en fibre haut module ont permis d’optimiser à
la fois sa solidité et son comportement vibratoire. Les valeurs
théoriques obtenues au terme de plusieurs centaines d’heures
de calcul ont été confirmées lors des mesures
effectuées à la mise à l’eau de BRITAIR.
Les doubles safrans sont relevables pour s’effacer
en cas de choc ou pour diminuer la traînée en navigant
avec le safran au vent levé.
Des gréements différents
Alors que GENERALI et HUGO BOSS ont opté
pour des gréements classiques à 3 étages de
barres de flèche, dans un souci de légèreté
et de simplicité, l’équipe de BRITAIR a choisi
un mât-aile pivotant avec outriggers (gréement dit
« thonier »). Ce type de gréement, imaginé
par finot-conq pour Yves Parlier et installé pour la première
fois sur son 60 pieds Aquitaine Innovations en 1996, permet des
gains aérodynamiques qui se justifient de plus en plus avec
l’amélioration des performances de ces voiliers.
Toute l’équipe finot-conq
est heureuse et fière de souhaiter bon vent à ces
trois skippers talentueux.
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