Les tracés ci-contre
montrent l’exemple d’un enregistrement effectué pendant le Vendée Globe sur
EBP-Gartmore (le 7 janvier à 12h12 TU, position 49°16.8’S, 147°55.2’W). Par
souci de clarté, seulement les tracés des accélérations verticales à l’avant
(« hvb »,
rouge), latérale au centre de gravité (« swc »,
bleu) et verticale au centre de gravité (« hvc »,
violet) sont montrés ici.
Les échelles verticales sont
en « g », tandis que l’échelle horizontale indique le temps
en secondes. On peut observer quatre passages de vague, dont le troisième
a produit une accélération maximale de 2.93g à l’étrave et de 0.83g au centre
de gravité (en tenant compte de toutes les composantes). Au moment de l’impact
le bateau naviguait à 11.2 nœuds (avec un vent réel de 21.4 nœuds et un angle
de 72 degrés) à un angle de gîte de 11 degrés. Juste après le pic d’accélération,
on peut observer des oscillations des composantes verticales : celles-ci
sont dues à une vibration structurelle de l’ensemble coque-gréement, induite
par le chargement soudain sur la coque. Par filtrage des signaux on peut isoler
cette composante de vibration et, par double intégration dans le temps, estimer
les amplitudes des déformations associées à cette vibration.
Finalement, si on utilise le
modèle de Allen et Jones (calcul des pressions hydrodynamiques sur la coque),
on peut affirmer que cet impact est susceptible d’avoir produit une pression
moyenne de 0.18 bar sur les panneaux de la coque les plus exposés. Cette valeur
est largement en-dessous de celles pour lesquelles les mêmes panneaux sont
dimensionnés. D’autre part, cet impact est loin d’être le plus important que
nous ayons enregistré. De manière générale, les résultats que nous avons obtenus
jusqu’à présent sont rassurants par rapport au dimensionnement des bateaux
étudiés.
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